Suivez le championnat de soudure en live ville par ville !

Grenoble

Le mot de la fin

Bernard Czorny, directeur général de Randstad, était présent aujourd’hui pour l’épreuve grenobloise.
Pour lui, le championnat de soudure constitue un moment privilégié dans la vie des agences Randstad spécialisées dans la métallurgie. Les consultants et responsables d’agence ont l’opportunité de passer un moment d’échange avec les candidats, les intérimaires, les entreprises du secteur et évidement notre partenaire, l’Institut de Soudure. Un moment de partage sur le métier évolutif de soudeur, ses enjeux et son avenir. Un événement inédit en France, qui positionne Randstad comme un acteur de référence sur ce secteur.

C’était l’occasion pour lui de s’essayer au simulateur de soudure virtuelle, outil qu’il trouve convivial et ludique, avec lequel on peut se familiariser rapidement. Il a appris à souder il y a quelques années mais il nous confie qu’on ne s’improvise pas soudeur. Lorsqu’on voit un cordon de soudure, on ne s’imagine pas tout le professionnalisme et toute la formation qu’il faut pour faire ce métier

Métier qui a besoin d’être reconnu à sa juste valeur.

Patrick Bouvard de l'Institut de Soudure expliquant les consignes du simulateur à Bernard Czorny, directeur général de Randstad

Patrick Bouvard de l’Institut de Soudure expliquant les consignes du simulateur à Bernard Czorny, directeur général de Randstad

Le championnat se finit vendredi prochain à Toulouse, nous connaîtrons à ce moment-là le nom des trois gagnants nationaux.

Grenoble

Une vie à souder

Rencontre avec Carlos, chilien, 65 ans, qui entame sa retraite après 44 ans dans la soudure.

Il s’est formé au TIG en Argentine et à l’arc dans l’armée chilienne avant de venir souder en France. Il a soudé des tôles, de la tuyauterie… des bateaux, des chaudières… Intérimaire depuis toujours, il apprécie le fait d’être indépendant, de ne pas avoir besoin de faire de compromis et la facilité pour trouver des missions. Il a aussi beaucoup voyagé pour ses missions : Argentine, Madagascar, Italie et il connait presque toutes les villes de France aussi.

Après une carrière entière dans ce secteur, qu’est-ce qui fait un bon soudeur ? Déjà,un bon soudeur « doit aimer son métier ». Il faut de la pratique, avoir envie et conscience de faire du bon travail, les nerfs solides, s’adapter à toutes les conditions, tout en restant calme. C’est un métier solitaire, il faut toujours maintenir ses efforts, c’est comme une compétition permanente. Il faut chercher à être le meilleur toute sa vie.

Carlos et Sandrine, consultante Randstad à Grenoble

Carlos et Sandrine, consultante Randstad à Grenoble

Grenoble

Quelle évolution après la soudure ?

Beaucoup de soudeurs se posent la question de leur avenir. Après plusieurs années d’expérience, certains soudeurs pensent à se reconvertir dans le contrôle. Pour y arriver, il faut passer un bilan de compétences pour connaître notamment ses qualités rédactionnelles et de synthèse qui sont nécessaires pour ce poste. Si on a ces compétences (entre autres), on peut passer un Cofrend, certification avec spécialité au choix : radio, ultra son, ressuage, magnétoscopie…

Le niveau 1 permet de contrôler. Avec le niveau 2, on va faire des contrôles et émettre des certificats. Avec le niveau 3, on pourra également concevoir des tests de contrôle.

Actuellement, les entreprises cherchent des anciens soudeurs qui seront capables de faire des contrôles mais également de conseiller les soudeurs pour les aider à s’améliorer.

Grenoble

Un couple soudé

Déborah et Julien sont soudeurs tous les deux. Ils se sont rencontrés sur un chantier, dans les étincelles de la soudure…
Déborah soude depuis qu’elle a 16 ans. Au collège, on lui a proposé couture, cuisine, plomberie ou métallerie. Elle a opté pour ce dernier secteur et s’y plait depuis. Elle a beaucoup travaillé sur des chantiers et est souvent en déplacement (presque 60% de son temps). Depuis sa 1e maternité, elle privilégie les ateliers et les déplacements à la journée. Etre une femme dans un métier d’homme ? Pas de souci, il faut avoir du caractère mais ses collègues masculins sont devenus assez protecteurs avec le temps. Les mœurs ont changé et les hommes ont pris l’habitude de voir des femmes dans les ateliers. Ils sont plus attentifs et viennent lui filer un coup de main pour les charges lourdes. Déborah attend son 2e enfant pour le mois de juin et s’imagine mal continuer de souder, couchée par terre sous les tuyaux, à 40 ans. Elle commence à réfléchir à une évolution de carrière, elle ne sait pas encore dans quel secteur mais il faut qu’elle « brasse », pas question de se retrouver derrière un bureau.
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Elle est venu accompagnée de son mari Julien, lui aussi soudeur. Julien est intérimaire depuis longtemps. Il apprécie la facilité d’embauche, l’aspect financier et sa liberté. Mais à l’arrivée du 2e enfant, il a envie de se poser et d’avoir plus de visibilité sur sa carrière. Son profil de soudeur orbital a beaucoup plu à une entreprise de la région. Sandrine, sa consultante Randstad depuis 4 ans, lui a donc trouver un poste en CDI sur mesure. Il démarre fin avril.
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Rouen

Escalade de scores à Rouen…

Isaïe, 25 ans, soude depuis 2 ans. Après plusieurs jobs (mécanicien, manut’, opérateur…), il a eu envie de se poser et de se fixer un objectif. La soudure est un secteur plein d’opportunités, il a donc fait une formation.
Actuellement en recherche d’emploi, il souhaite trouver un poste où il fera des soudures avec un contrôle 100% radio car il a l’exigence de faire un travail de qualité.
Il a rencontré Randstad sur un forum emploi et entendu parler du championnat par une amie. Il a donc tenté sa chance aujourd’hui : au championnat et également pour trouver une mission !
Pour la mission, il a rempli son dossier et sera recontacté très vite par l’agence.
Pour le championnat, il vient de réaliser un nouveau record pour cette année, 97% à l’Arc… Il sera aussi très vite recontacté !

Isaïe, après son passagesur le simulateur, surveille que les soudeurs qui le suivent ne battent pas son record

Isaïe, après son passagesur le simulateur, surveille que les soudeurs qui le suivent ne battent pas son record

Rouen

Un nouveau gagnant ?

Jaime, 49 ans, soude depuis 15 ans. Précédemment monteur en tuyauterie, il s’est réorienté pour donner plus d’intérêt à son job et a suivi les conseils de son père : faire une formation soudure.
Depuis il soude en TIG et Arc, du carbone et de l’inox. Il a travaillé dans le naval, dans les chaufferies et dans l’industrie pétrolière. Il est intérimaire pour Randstad depuis 6 mois mais a du mal à trouver une mission bien payée par rapport à ses compténces.
Aujourd’hui, il vient de participer au championnat sur le procédé TIG. Même si l’utilisation du simulateur n’est pas évidente, il a su être à l’écoute du formateur entre les deux essais, il a intégré les conseils, notamment sur l’amélioration de son angle d’inclinaison de la torche. Il a repéré les contraintes du simulateur et s’est adapté aux indicateurs matérialisés dans la cagoule pour bien se positionner.
Résultat : 87% ! Le meilleur score à ce procédé pour le moment… On verra fin avril, après la dernière date du championnat, pour voir s’il sera le gagnant TIG 2014.
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Rouen

Un CV original !

Taner est soudeur orbital (soudure automatisée) pour un laboratoire pharmaceutique. Il a commencé dans la mécanique industrielle puis s’est réorienté il y a 12 ans dans la soudure car ce métier est mieux rémunéré.
Il vit à Lyon mais travaille dans la région de Rouen et en a profité pour venir nous rendre visite et découvrir le championnat de soudure.
Et il n’est pas venu les mains vides ! Pour l’occasion, il nous a réalisé une soudure orbitale avec une gravure personnalisée.
Une bonne idée pour compléter son CV et démontrer son savoir-faire ?
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Rouen

Une carrière faite d’opportunités

Rencontre avec Christian, chef d’équipe pour la société de transport en commun de la ville. Il est venu au championnat avec deux techniciens de maintenance de sa société.
Comment est-il arrivé à son poste ? Par des chemins détournées ! Il a été VRP, importateur de poissons exotiques, agent immobilier… Puis avec la crise, il s’est recentré sur son véritable métier, électricien, et a gravit les échelons. Il avance par opportunités, comme beaucoup dans l’industrie. Les voies ne sont pas tracées d’avance.
Il est actuellement responsable d’une équipe de 7 personnes, spécialisée dans la maintenance des voies, de la ligne aérienne de contact et du dépannage. Tout ce qui tourne autour du métro finalement. Il est venu avec Patrick de son équipe, et Sébastien, technicien de maintenance sur le métro en lui-même, pour s’essayer au simulateur de soudage.

Sébastien et Patrick s'essaient au simulateur sous le regard de Christian

Sébastien et Patrick s’essaient au simulateur sous le regard de Christian

Rouen

Le choix de l’intérim

Rencontre avec Olivier, 55 ans, soudeur depuis 30 ans et intérimaire de l’agence Randstad de Rouen depuis au moins 25 ans !
Il soude depuis qu’il a 17 ans, il a commencé dans le naval et a compris que ce métier offrait beaucoup de débouchés. « Avec les bonnes licences, on soude partout ! »
Ses missions l’ont emmené à souder de la tôle au Japon, des coques de bateau dans le naval, de la tuyauterie dans les laboratoires pharmaceutiques, des équipements de recyclage de nouvelles énergies à Lille et même une pompe à chaleur en Italie pour le président d’un célèbre club de foot !
C’est ce qui justifie pour lui le choix de l’intérim, la diversité à chaque mission. Il apprécie également le fait d’être sans attache professionnelle et de garder sa liberté. Et il ne manque pas de boulot. Il connait très bien les consultants de l’agence de Rouen, c’est un partenariat gagnant-gagnant entre eux.

Olivier en train de s'essayer au simulateur du championnat

Olivier en train de s’essayer au simulateur du championnat

Villepinte

Visite du salon

Après la découpe laser, la découpe jet d’eau.
Avec une pression de 6500 bars, on peut découper une tôle de titane de 200 mm d’épaisseur au dixième. L’avantage de cette technique est de ne dégager aucune chaleur (pas de déformation, pas de dénaturation du matériau et pas de zone affectée thermiquement). On l’utilise dans l’aéronautique notamment pour les trains d’atterrissage. Et c’est très polyvalent, on coupe de la mousse (la vitesse est telle que la matière n’est même pas mouillée), de la fibre, du verre, du marbre…
Ou des petits objets sympathiques !

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