« Je ne m’imagine pas travailler sans assistant », Corentin Chardin, réseau Oxylane

Corentin Chardin est Directeur de la communication des marques internationales du réseau Oxylane (Groupe Décathlon). Durant son parcours, il a rencontré et encadré plus de 15 assistants. Il partage son expérience et son point de vue sur les métiers de l’assistanat.

Témoignage de...

Corentin Chardin

Directeur Marketing et Communication, Direction des Marques Internationales du réseau Oxylane.

Corentin Chardin a monté progressivement les échelons au sein du réseau Oxylane (ex- Groupe Décathlon) : Directeur de magasin pendant 4 ans, Directeur Marketing Communication pendant 7 ans, il est actuellement Directeur Marketing et Communication Direction des Marques Internationales depuis 3 ans. Il a encadré plus de 15 assistants au cours de son parcours professionnel.

Que pensez-vous du métier d’assistant ?

Le métier d’assistant est un métier que je qualifierais d’indispensable en entreprise. Au quotidien, il permet d’aider le manager à réaliser ses différentes tâches dans des conditions optimales. Sans lui, le manager devrait gérer toute la dynamique qu’il y a autour de son activité, c’est-à-dire l’organisation des plannings pour les réunions, la gestion et le suivi des dossiers, le courrier, la relance des contacts, toutes les questions matérielles et logistiques du service… et tout cela en plus de son activité. Pour moi, c’est techniquement impossible à faire. Je dirais même que je ne m’imagine pas une seule seconde travailler sans assistant.

 

Assistant... un poste indispensable

Sur les 660 managers interrogés dans l’étude « Les métiers de l’assistanat 2014 », 98% déclarent avoir une image très positive du métier avec souvent des qualificatifs très élogieux pour les décrire : « poste clé/crucial », « efficace », « flexible », « impliqué », « dévoué », « confiance »… Les assistants sont décrits comme indispensables pour les managers car pour 79% d’entre-eux, ils permettent de les soulager d’une partie de leur charge de travail et de gagner du temps en productivité sur les dossiers en cours.

 

Imaginez que vous devez recruter un nouvel assistant. Quel en serait le portrait idéal ?

Au-delà de toutes les compétences classiques qu’un assistant doit avoir, comme maîtriser les logiciels type tableur ou traitement de texte, avoir des notions en comptabilité, etc.

Je dirais que c’est surtout un certain savoir-être qui est attendu : la personne doit-être autonome et être capable de prendre des décisions sans que je sois tout le temps derrière elle pour lui dire ce qu’elle doit faire. Et puis, le relationnel est primordial pour un métier comme celui-là.

Les qualités requises

Parmi les 9 qualités requises identifiées par 660 managers, le sens du relationnel arrive en première position (99%). On retrouve également en deuxième position dans le classement, l’autonomie (98%), la maîtrise des logiciels en quatrième place (88%) et la capacité à prendre des décisions (63%) en septième position.

 

Tout au long de votre parcours professionnel, quelles évolutions du profil et des compétences de l’assistant avez-vous constatées ?

Au fur et à mesure des entretiens que j’ai réalisés ces dernières années, j’ai constaté que les assistants avaient un bagage assez important, que ce soit au niveau des compétences et des expériences professionnelles antérieures. Actuellement je trouve de plus en plus de candidats qui ont un cursus en communication et qui sont passionnés par le sport. Ces profils sont intéressants car pour nous, c’est plus facile de travailler avec eux. Ils ont toutes les bases pour comprendre ce que je fais : ils sont donc plus autonomes et nous pouvons travailler plus vite. Tout le monde est gagnant !

Des profils spécialisés

La demande de profils spécialisés est une nouvelle tendance de la part des managers. Si l’assistant n’a pas une connaissance approfondie d’un métier ou d’un secteur en particulier, 40% des managers souhaiteraient qu’il suive une formation pour s’améliorer. D’ici cinq ans, les managers auront besoin d’autant d’assistants spécialisés que de généralistes (49% contre 51%) notamment dans les grandes et très grandes entreprises. Une mutation de la profession qui semble inéluctable et partagée par 61% des managers interrogés.

 

Comment recruter efficacement ces profils ?

C’est difficile car il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Si je cherche un assistant spécialisé dans mon domaine d’activité, il faut aller le chercher dans les écoles de communication et diffuser des annonces sur des sites d’offres d’emplois dédiés aux métiers de la communication. Après, pour mes annonces ou lors des entretiens, je parle toujours des conditions de travail, des missions que je souhaite leur confier, ce que ça va leur apporter. Et puis bien entendu, j’évoque aussi la rémunération.

Les leviers pour recruter

En termes de politique RH, l’étude souligne une divergence entre les leviers utilisés par les managers pour recruter et fidéliser leurs collaborateurs, et les réelles attentes des assistants : par exemple, comme Corentin, 56% des managers interrogés évoquent les conditions de travail comme premier levier alors que l’attente n°1 des assistants est l’intérêt des missions proposées.

 

Pour aller plus loin

etude-Les-metiers-assistanat-2014Pour en savoir plus, recevez l’étude « Les métiers de l’assistanat 2014 »
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