Soudeurs : des touches à tout plein d’atouts

Un ancien mécanicien peut-il devenir un bon soudeur ?
Oui, si l’on se réfère à nombre de CV atypiques qui se présentent à l’embauche. Mobiles et polyvalents, ces professionnels aux parcours parfois étonnants ont souvent de nombreux atouts à offrir à l’entreprise.

soudeurUn bon soudeur n’a pas nécessairement des années d’expérience dans le métier.

Si certains ont eu très tôt la vocation, d’autres ont découvert la torche et le masque presque par hasard. Il suffit d’engager la conversation avec quelques-uns des nombreux participants au Championnat de la Soudure pour se rendre compte de la diversité des parcours de ces artistes du TIG et de l’Arc. Ces professionnels aux CV atypiques apportent souvent un vraie valeur ajoutée à l’entreprise. Venus de tous les horizons, ils font généralement preuve d’une grande capacité d’adaptation et d’une certaine curiosité, qualités très appréciées des recruteurs. Anciens mécaniciens, opérateurs, monteurs en tuyauterie, menuisiers…, ils se sont formés à la soudure pour exercer un métier porteur aux multiples facettes, et plutôt bien rémunéré. Malgré un contexte économique difficile, le salaire moyen reste en effet plus élevé que la moyenne des salaires non cadres et se maintient au dessus du SMIC. Sans oublier la prime à l’expérience, très attractive pour les professionnels de plus de 50 ans, qui peuvent ainsi valoriser leurs compétences.

Ces professionnels aux CV atypiques apportent souvent un vraie valeur ajoutée à l’entreprise

La soudure ouvre également de nombreux horizons, et permet de toucher à presque tous les secteurs d’activités, même les plus inattendus. De l’industrie navale à l’industrie pétrolière, en passant par les laboratoires pharmaceutiques, l’industrie alimentaire ou l’artisanat, les compétences d’un bon soudeur sont très recherchées. Le métier offre ainsi de nombreuses possibilités d’évolution et de diversification, tout particulièrement dans l’intérim.

«J’ai compris que cette profession offrait beaucoup de débouchés», explique Olivier, soudeur intérimaire depuis plus de 20 ans. «J’ai soudé de la tôle au Japon, des coques de bateau dans le naval, de la tuyauterie dans les labos, des équipements de recyclage de nouvelles énergies à Lille, et même une pompe à chaleur en Italie pour le président d’un célèbre club de foot !».

Polyvalents et adaptables, les soudeurs ? Assurément. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à miser sur la mobilité dans ce secteur. Les entreprises auront tout à gagner à créer des passerelles métiers et à favoriser la formation.

Si tous les chemins mènent à la soudure, la soudure peut aussi mener très loin !

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