Sociallymap : la start-up qui améliore l’aura digitale des entreprises

Fondée en 2014 à Aix-en-Provence par Florent Hernandez, Sociallymap édite un logiciel de curation et de diffusion automatique de contenus sur les réseaux sociaux. La start-up vient de boucler une levée de fonds de 1,2 million d’euros pour réaliser divers recrutements clés, développer son éclosion en France  et attaquer le marché international.

Entretien avec...

Florent Hernandez

CEO chez Sociallymap

Comment est née Sociallymap et quelle est la singularité de ce projet ?

L’idée est née d’un constat simple : avec notre agence digitale Alhena Conseil, la gestion des réseaux sociaux de nombreux clients était un enchainement de nombreuses tâches très chronophages et à faible valeur ajoutée. Nous avons donc décidé de développer en interne notre propre système d’automatisation de ces multiples actions. Très rapidement, nous avons pris conscience de la puissance de l’outil et nous l’avons développé en mode SaaS. Sociallymap est né d’une problématique réelle rencontrée par des entreprises sur le terrain voulant améliorer et gérer leur aura digitale.

Concrètement, quels sont les services proposés ?

Sociallymap permet de faciliter la diffusion de contenus sur les réseaux sociaux, soit de manière automatisée selon un paramétrage fin, soit à travers une modération humaine. Il existe plusieurs cas d’utilisation :

Le plus fréquent : l’Employee Advocacy, notre programme ambassadeurs, permet de connecter les réseaux sociaux des salariés avec ceux de leur entreprise. Via notre application, le contenu de la marque est partagé par les employés sur leurs propres comptes Facebook, Twitter, LinkedIn… Par exemple, les contenus publiés par l’un de nos clients sont envoyés à 700 de leurs employés, selon leurs activités, leur lieu de travail, leurs spécialités… qui le partagent ensuite de manière autonome. C’est une arme pour les services RH et marketing qui travaillent leur marque employeur.

Autre cas : la veille et la curation de contenus. Il s’agit de relayer, sur ses propres réseaux sociaux, les contenus publiés par des sources identifiées comme expertes. Le partage peut être réalisé à la main ou être entièrement automatisé selon une stratégie préétablie.

Comment vous êtes-vous structurés dans le temps ?

Sociallymap reste un produit de l’agence Alhena qui a pris le pas, puisqu’aujourd’hui 80 % du personnel y est consacré. Au départ, je travaillais seul chez moi pour l’agence puis j’ai recruté un premier développeur pour créer le logiciel Sociallymap. Nous l’avons développé pendant deux ans, en parallèle de l’activité de l’agence. Pour le financer, nous avons réussi à réunir 240 000 euros. Depuis, l’activité d’éditeur de logiciel a pris de l’ampleur, ce qui a motivé plusieurs recrutements. Nous sommes actuellement dix dans l’équipe : quatre développeurs, deux commerciaux, deux chefs de projet, un responsable communication et moi.

De quelle manière gérez-vous votre start-up en matière de management ?

Je n’ai jamais travaillé dans une entreprise autre que la mienne. Je gère donc la partie ressources humaines à ma façon : autour de  l’état d’esprit.

Je fais en sorte que les salariés viennent travailler tous les jours avec le sourire. Ils sont très motivés, travaillent beaucoup. Pour cela, il faut qu’ils soient heureux. Je fais preuve de flexibilité sur un certain nombre de points dont les horaires, tant que leur travail respecte trois critères importants : rapidité, qualité et force de proposition.

Nous organisons de nombreuses réunions d’équipes pour que tous proposent leurs idées. Il existe une certaine hiérarchie avec des directeurs par département mais dans l’ensemble le travail reste collaboratif.

Comment susciter l’attractivité autour du projet, attirer puis fidéliser les candidats ?

startup-sociallymapNous n’avons pas les mêmes atouts que les grands groupes, alors nous jouons sur d’autres leviers. Par exemple, la matinée du dernier vendredi de chaque mois est consacrée à un petit déjeuner durant lequel chacun exprime ses idées, évoque ses missions fraichement accomplies et ses prochains objectifs. Autre action : un séminaire de rentrée est organisé chaque année. Aussi, chaque mois, l’un des employés est élu responsable du bonheur. Moyennant un petit budget, son rôle consiste à rendre encore plus heureux ses coéquipiers en usant de créativité.

Ces actions appuient notre marque employeur, élément important pour les cibles que je cherche à recruter : des profils très demandés, hyper qualifiés et qui comptent parmi les meilleurs dans leur spécialité.

Vous avez bouclé une levée de fonds d’1,2 million d’euros, dans quels buts ?

Réussir cette levée de fond est une preuve de la solidité du projet (déjà 7 000 utilisateurs) et du potentiel qu’offre aujourd’hui ce marché. Objectif premier de cet investissement : enrichir l’effectif avec des profils très compétents. Deux développeurs et un responsable communication ont ainsi été recrutés. Nous cherchons toujours des commerciaux. Ensuite, nous nous préparerons à partir à la conquête du marché nord-américain courant 2017. Nous allons donc adapter l’application, la traduire, utiliser des serveurs outre-Atlantique, mettre en ligne un site intégralement en anglais et préparer une stratégie marketing et commerciale adéquate.

 

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