Quand les femmes font des étincelles

Seulement 1,6% des soudeurs sont des soudeuses ! Si l’égalité demeure un objectif encore lointain, le métier se féminise pourtant, et l’on rencontre de plus en plus de jeunes femmes lors des stages de formation.
Et vous, seriez- vous prêts à faire le pari de la parité ?

Soudeur : un métier d’homme ? Halte aux idées reçues !

Peut-être n’avez vous jamais pensé à embaucher une femme ? Et pourtant, dans un secteur où la parité n’est pas encore de mise, certains recruteurs font le pari de la féminité.

femme-soudeuseDeborah soude depuis qu’elle a 16 ans. Au collège, elle aurait pu choisir la couture ou la cuisine, mais elle a préféré s’orienter vers la métallerie. Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix. Bien sûr, il lui a fallu s’imposer dans un univers essentiellement masculin, mais les mentalités ont évolué. Les hommes sont plus attentifs et n’hésitent pas à lui venir en aide pour les charges lourdes. A 42 ans, Laurence, elle, a déjà bien roulé sa bosse. Après avoir exercé tous les métiers, elle entame une formation de soudeuse. Elle travaille aujourd’hui sur des machines agricoles. Elle apprécie la rigueur de ce métier, le respect des règles, et surtout le souci de la qualité. Les motivations de Sofia sont un peu différentes. Elle envisage une carrière à l’international et rêve de voyager de chantier en chantier, de souder sur des pipelines.

Laurence, Deborah et Sofia font malgré tout figures d’exceptions. Dans ce secteur très masculin, les femmes restent encore très peu représentées (seulement 1,6 % des salariés). Leur salaire est 7,1 % moins élevé que celui des hommes. Pourtant, il progresse plus vite et l’écart de rémunérations hommes / femmes diminue chaque année. Une embellie qui explique peut-être en partie l’attrait du métier pour des jeunes femmes de plus en plus nombreuses en formations. Le secteur de la soudure serait-il en train de se féminiser ?

Apprenties soudeuses nucléaires, Alison et Marjorie ont été attirées par l’exigence de qualité et de précision du métier.

«Même s’il faut en faire deux fois plus pour faire ses preuves, disent-elles, nous avons la même habileté manuelle que nos collègues masculins». «Ce qui ne nous empêche pas de garder notre féminité sous nos masques et nos gants de protection !» ajoute Laurence.

Des arguments qui devraient faire tomber de nombreux préjugés et encourager de plus en plus de recruteurs à jouer la carte de la parité.

Et pour ceux qui ne seraient pas encore tout à fait convaincus, précisons que le gagnant national du Championnat de Soudure 2014… est une gagnante !

En images...
Retour en images sur le succès de la 7e édition du championnat de soudure, organisé dans 20 villes de France, en partenariat avec l’Institut de Soudure.

Mots clés associés
Partagez cet article

Envie de commenter cet article ?

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Vérification de sécurité *

Haut de page

Inscrivez-vous à la newsletter Mag’RH ! et recevez toute l’actualité RH par email.

Loi Informatique et Libertés Ne plus afficher