PME : recherche candidats compétents désespérément

Pour une PME, recruter le bon profil est loin d’être une sinécure ! Un constat d’autant plus surprenant que ces entreprises représentent à elles seules presque la moitié des salariés embauchés en France. Mieux encore, dans le contexte économique actuel, ces sociétés que l’on dit parfois frileuses ou peu innovantes, sont les premières entreprises créatrices d’emploi depuis quelques années. Alors, comment résoudre la délicate équation entre le besoin de recruter et la pénurie de compétences ? Voici quelques éléments de réponses, suggérées sur la nouvelle plateforme « Pour Mieux Entreprendre » lancée par Le Figaro en partenariat avec Randstad.

PME : le casse-tête du recrutement

Un paradoxe criant sur le marché de l’emploi

  • 64% 64% des PME peinent à recruter
  • 10% alors que le taux de chômage dépasse les 10% dans l’hexagone.

Alors, pourquoi les dirigeants ne parviennent-ils pas à trouver chaussures aux pieds de leur entreprise ?

L’étude menée par Ipsos en octobre 2015 utilisée par la plateforme Le Figaro/Randstad révèle que le premier frein à l’embauche concerne d’abord la pénurie de compétences (54%), particulièrement dans les secteurs de la santé, de la restauration et du BTP. Viennent ensuite la difficulté à trouver les bons profils dans le bassin d’emploi (48%) et le manque de motivation des candidats pour le poste (43%). Pour bon nombre d’entreprises en effet, il n’est pas toujours facile d’attirer les candidats hors des grandes villes. C’est notamment le cas de certains bassins d’emplois dans lesquels le conjoint du candidat n’aurait pas la possibilité de trouver le poste qui correspond à ses compétences.

Trouver les compétences … ici ou ailleurs

Pourtant, 80% des français se déclarent prêts à déménager et quitter leur région pour trouver un poste attractif. Des chiffres qui augmentent encore lorsque l’on interroge les jeunes, selon une étude de l’IFOP publiée en novembre 2013. De plus en plus diplômés, les 18-30 ans se disent en majorité partant pour changer de métier et changer de région, voire même s’expatrier. Et 30% seulement envisagent de faire carrière au sein d’une même entreprise.

Leurs principales motivations ?

Défis professionnels, opportunités de carrière et qualité de l’environnement de travail sont les 3 critères qui figurent sur le podium. Contrairement aux idées reçues, la rémunération n’est pas le facteur déterminant pour la génération Y dans le choix d’une entreprise. Autant dire que les PME ont donc des arguments très séduisants pour les jeunes candidats.

D’ailleurs, les dirigeants ne s’y sont pas trompés. Ils sont de plus en plus nombreux à renoncer à chercher la perle rare et optent désormais pour la formation de jeunes actifs à potentiel au sein de l’entreprise. C’est là tout le défi de ces sociétés qui préfèrent investir sur le long terme et parier sur l’humain, ses compétences et sa motivation.

Pour donner envie à ces candidats potentiels de rejoindre les PME, il s’agit donc avant tout de favoriser la mobilité. Des aides existent, soit sous la forme de participations financières accessibles aux demandeurs d’emplois et aux salariés mutés, soit sous la forme de services, notamment pour la recherche de logements.

Autre piste à creuser également : le rapprochement entre les jeunes, le monde de l’éducation et les entreprises. Certaines initiatives lancées localement vont dans ce sens. Organiser des visites de PME permet par exemple de présenter aux jeunes les métiers et les opportunités d’emplois et de carrières dans une région. L’enjeu est majeur, dans la mesure où les parcours professionnels sont aujourd’hui de moins en moins linéaires. Améliorer la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences au niveau des territoires devient donc une nécessité de premier ordre.

Savoir valoriser ses atouts

Quoi qu’il en soit, les PME ont toutes les cartes en main pour attirer les candidats. Un management réactif et plus humain, de belles opportunités de carrière… Dans ces entreprises à taille humaine, il est souvent plus facile pour un collaborateur de trouver sa place et de se voir proposer des missions variées. Des conditions propices pour monter en compétences plus rapidement et obtenir de nouvelles responsabilités. De toute évidence, les salariés sont de plus en plus nombreux à rechercher une relation de proximité et plus de réactivité de la part des dirigeants. Lors d’un entretien de recrutement par exemple, un futur collaborateur apprécie particulièrement d’être reçu par un manager de haut niveau, d’être ainsi valorisé et d’avoir une vision plus claire de l’entreprise. C’est également le moment de faire passer un message fort sur la culture de la société, la participation des salariés aux prises de décisions, l’ambiance conviviale …

Critère également important pour un éventuel candidat : la polyvalence du poste. Il ne faut donc pas hésiter à mettre en avant la diversité des missions, l’autonomie, et bien sûr les différentes possibilités d’évolution.

Plus généralement, et contrairement aux idées reçues, les PME n’ont rien à envier aux grandes entreprises en matière d’innovation. La plupart d’entre elles ont du reste parfaitement réussi le virage du numérique. Même dans le secteur de l’industrie qui souffre souvent d’une mauvaise image, de nombreux postes restent à pourvoir. On n’est pourtant loin du temps où l’usine aliénait ses ouvriers et offrait des conditions de travail pénibles et peu valorisantes. A l’heure où les grands groupes connaissent souvent des difficultés, les PME sont à l’évidence une alternative de premier choix pour remporter la bataille de l’emploi.

« Pour Mieux Entreprendre »

Dédiée aux PME, la nouvelle plateforme Internet Le Figaro/Randstad « Pour Mieux Entreprendre » est une mine de conseils et d’informations pour mieux vivre l’entreprise au quotidien.

Rendez-vous sur http://pme.lefigaro.fr/ !

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1 commentaire

  1. On enfonce des portes ouvertes: ce n’est pas nouveau que les entreprises peinent à trouver des perles rares. Soit les perles rares sont rares, soit elles sont trop éloignées pour venir jusqu’à l’entreprise. Quant aux usines qui aliénaient leurs ouvriers, on n’est plus du tout aujourd’hui à l’époque des ‘Temps modernes’ de Charlie Chaplin : les ouvriers d’aujourd’hui sont qualifiés. Au Japon, les ouvriers sont même très qualifiés dans les usines , pour des tâches parfois compliquées.

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