Métiers de la soudure : le juste prix

Revaloriser les salaires : une tâche difficile dans un contexte économique morose. Il est pourtant nécessaire de faire le bon compromis entre rémunération et profil de compétences… Ou risquer de passer à côté d’un professionnel de talent !

Témoin de la frilosité économique ambiante, l’ensemble des salaires en France, cadres ou non cadres ont été quasiment gelés en 2013. Et le secteur de la métallurgie ne fait pas exception. Certaines entreprises tentent de maintenir leur activité, et ont des difficultés à réévaluer les salaires de leurs collaborateurs.

Baromètre des Salaires des métiers EMM

Pourtant, la rémunération moyenne reste toutefois plus élevée que la moyenne des salaires non-cadres.

Elle se maintient à 1600 €, soit 12% au dessus du SMIC, en légère hausse par rapport à 2012. C’est en tous cas ce qui ressort du dernier Baromètre des Salaires des métiers EMM.

Autre tendance : les grands groupes, plus rassurants grâce à une meilleure politique salariale et aux avantages sociaux, demeurent en tête du palmarès des entreprises convoitées par les professionnels en recherche d’emploi. Mais les petites structures restent attractives car elles rémunèrent davantage leurs collaborateurs et parviennent à poursuivre leurs efforts de revalorisation d’année en année.

En matière d’embauche, la tâche n’est pas toujours facile pour le recruteur. Comment en effet concilier la recherche de la perle rare avec une rémunération à la hauteur des compétences. L’exemple de Fabien, 37 ans, soudeur intérimaire depuis plus de 10 ans, illustre bien cette équation compliquée. D’abord menuisier sur les chantiers de l’Atlantique, il s’oriente ensuite vers la soudure et se forge une solide expérience dans des secteurs aussi variés que la tuyauterie, le naval, l’alimentaire … Pourtant, aujourd’hui, Fabien court après les missions. Une situation paradoxale, qui voit d’un côté des professionnels polyvalents et très qualifiés en recherche d’emploi, et de l’autre, des entreprises qui peinent à recruter.

C’est aussi le constat d’Anne-Laure, consultante Randstad :

“Il y a pénurie de soudeurs en France, car il est souvent difficile de trouver le bon compromis entre salaire et compétences. Plus le profil de compétences est élevé, plus le salaire doit l’être aussi !”

Pour rester attractives, les entreprises doivent donc miser sur la revalorisation des salaires. Pas toujours facile dans un contexte de crise, mais c’est le prix à payer si l’on exige l’excellence !

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