L’agilité appliquée en PME

Article précédent

La méthode agile connait un engouement certain depuis quelques temps, mais de quoi s’agit-il exactement et que signifie-t-elle pour les PME ?

L’agilité repose sur quatre grandes valeurs : les individus et leurs interactions plus que les processus et outils, un logiciel qui fonctionne plus qu’une documentation exhaustive, la collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle, et l’adaptation au changement plus que la conformité aux plans.

Pour les entreprises, cela consiste notamment à adopter le MVP (Minimum Viable Product ou Produit Minimum Viable), à savoir sortir le produit le plus vite possible avec une seule fonction très attendue par le public cible afin de coiffer la concurrence au poteau, quitte à l’améliorer ensuite. Il faut donc faire preuve d’adaptabilité et savoir se remettre en question en permanence. Une étude menée par la Neoma Business School auprès de 300 dirigeants et cadres supérieurs a prouvé que les entreprises les plus agiles sont 2,7 fois plus performantes que leurs concurrents.

Quelle différence entre les PME et les grands groupes ?

Dans une entreprise de taille modeste, la polyvalence n’est pas qu’un atout : c’est une obligation. Les méthodes agiles vont s’y imposer par nécessité, les PME, qui ne bénéficient pas de la reconnaissance d’une grande marque, étant forcées de s’adapter d’autant mieux au marché pour vendre leurs produits.

La bonne nouvelle, c’est que l’agilité est aussi relativement plus facile à mettre en place dans les PME. C’est l’un de ces cas où leur taille est un avantage. Les grands freins à l’agilité (jeux politiques et hiérarchiques, résistance au changement, processus figés, trop grand nombre de personnes à convaincre…) y sont en effet, si ce n’est absents, en tout cas moins présents. Elles disposent d’une meilleure capacité à s’adapter rapidement. L’étude de la Neoma Business School l’a d’ailleurs démontré : un peu plus d’une organisation sur trois se dit agile (36 %), avec une disparité certaine entre les grands groupes (28 %) et les PME (43 %).

Toutefois, les handicaps rencontrés par les PME sont eux aussi liés à leur taille : parfois moins habituées à formaliser les processus, elles doivent faire l’effort d’instaurer cette nouvelle manière de travailler de manière officielle et former leurs managers, et non se contenter d’annoncer que l’agilité sera désormais à l’ordre du jour en leur laissant le soin de comprendre ce que cela signifie et comment l’appliquer.

 

Mots clés associés
Partagez cet article

Envie de commenter cet article ?

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Vérification de sécurité *

Haut de page