Grève SNCF [2018] : quels droits pour les salariés, quel impact économique pour les entreprises ?

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Quel est l’impact économique des grèves sur les PME ? Quels sont vos droits les jours de grève SNCF ? Chiffres et solutions face aux grèves SNCF.

Grève SNCF : quel impact économique sur les PME ?

chiffre clé

c’est le nombre de jours de grève fixés par mois entre avril et juin

Cette année, le mouvement social de la SNCF prend une forme nouvelle. En effet, pour la première fois, un calendrier des jours de grève a été fixé. Bilan : 36 jours de grève ont été annoncés, répartis sur les mois d’avril, mai et juin.

Conséquences pour les entreprises ? Une organisation interne parfois mise à mal et des pertes économiques qui peuvent être importantes, notamment pour les PME ! Reports de contrats, rendez-vous annulés, problème de gestion du planning… Les effets collatéraux de la grève sont nombreux.

Si l’hôtellerie, la restauration et le tourisme comptent parmi les secteurs les plus touchés, les autres acteurs ne demeurent pas pour autant épargnés. D’après la Confédération des petites et moyennes entreprises, sur 500 sociétés interrogées, 74% seraient aujourd’hui pénalisées par la grève.

Absence ou retard au travail : ce que dit la loi

Bon à savoir !

Un employeur ne peut mettre en cause un de ses salariés pour son retard s’il n’a pas explicitement communiqué à ce dernier ses horaires de travail.**

Dans ce contexte, qu’en est-il des droits du salarié ? Est-il en tort lorsqu’il arrive en retard à cause d’une grève des transports ? Et de son côté, l’employeur peut-il le sanctionner ou le contraindre à poser un jour de repos ou une RTT ? Lors d’un mouvement social, une plus grande souplesse est requise de la part de l’entreprise. Mais que dit le Code du Travail à ce sujet ?

Considérée comme un cas de force majeur, la grève ne peut entraîner aucune sanction disciplinaire à l’encontre du salarié*. Un justificatif devra toutefois être fourni sur demande de l’employeur et le collaborateur sera tenu d’informer sa hiérarchie de son retard.

Mais alors, toute pénalité est-elle pour autant écartée ? Pas vraiment… En effet, en cas de retard ou d’absence au travail à cause d’une grève des transports, l’employeur n’est pas tenu de payer les heures d’absence* sauf dispositions particulières prévues par la convention collective ou le règlement intérieur de l’entreprise. Les heures non-travaillées pourront donner lieu à une retenue sur salaire ou à une récupération des heures d’absence.

Quelles solutions pour les salariés face à la grève ?

Pour éviter les problèmes liés aux épisodes de grève, certains salariés préféreront poser un jour de congé payé ou une RTT. Profitons-en pour rappeler que ceux-ci ne peuvent être imposés par l’employeur.

Mais l’entreprise peut, elle aussi, initier la mise en place de solutions avec un objectif : offrir plus de souplesse et de confort à l’employé en assurant le maintien de la productivité.

Le télétravail

Bon à savoir !

Le Code du Travail a simplifié les conditions de recours au télétravail. Aujourd’hui, un simple accord formalisé par tout moyen avec le salarié (email, courrier…) est suffisant pour l’autoriser. Plus besoin de modifier le contrat de travail !

Alors que de plus en plus d’entreprises s’ouvrent à ce nouveau mode d’organisation, le télétravail se présente comme une alternative particulièrement intéressante en cette période de grève SNCF. Seules conditions pour s’assurer de sa pertinence : que l’activité du salarié le permette et… qu’il dispose chez lui de l’équipement adapté ainsi que de ses dossiers.

Les transports alternatifs

Enfin, pour les entreprises qui souhaitent faciliter le transport de leurs salariés lors de la grève SNCF, il existe aussi des alternatives aux trains comme la mise en place de navettes qui permettent d’assurer les déplacements des collaborateurs. Autre option intéressante : le covoiturage. Alors que certaines PME encouragent déjà sa pratique, il est aujourd’hui possible d’aller plus loin que l’incitation en mettant en place des outils dédiés. Si les solutions étaient à l’origine réservées aux grandes entreprises, elles se démocratisent et commencent à séduire les PME. En proposant des formules clés en main (création d’un site dédié, d’une application) des acteurs comme Covivo, Trajet à la carte ou covoiturage.pro permettent aujourd’hui de mettre simplement en place une plateforme de covoiturage à disposition des collaborateurs.

* source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F21019
** source : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/retard-au-travail-quelles-possibilites-pour-l- employeur_1566076.html

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