« Mon assistante m’apporte une réelle valeur ajoutée, il est important de la fidéliser » Laurent Nicolas, KFC Lyon

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Gérant franchisé de deux restaurants KFC en région lyonnaise, Laurent Nicolas travaillait initialement avec seulement un comptable à ses côtés. Il s’est vite rendu-compte qu’il lui fallait quelqu’un qui puisse gérer l’administratif au sens large. C’est
dans ce cadre qu’il a recruté Virginie Hiairrassary en avril 2011, en tant qu’assistante. Entretien croisé.

itv-LaurentNicolas-770x389Pour vous, qu’est-ce qu’un assistant compétent ?

Laurent :

Un assistant compétent, c’est tout d’abord une personne qui s’adapte facilement à une multitude de tâches. Elle va ainsi être amenée à intervenir dans des domaines variés, que ce soit la préparation de la paie, les relations avec les fournisseurs et les salariés, les notes de frais, la facturation… Des tâches qui requièrent une certaine dose d’anticipation mais également des prises d’initiatives régulières. Les qualités humaines sont également primordiales : un assistant doit faire preuve d’empathie et avoir un réel sens de la communication auprès de tout l’écosystème de l’entreprise : clients, salariés, prestataires.

Virginie :

Pour moi, un assistant compétent est quelqu’un d’efficace et de réactif. Il est un pilier auprès de tous les acteurs d’une entreprise. Il faut savoir filtrer les bonnes informations et les diffuser aux bonnes personnes. Le manager doit pouvoir être en confiance avec son assistant. Personnellement, j’ai de  nombreuses informations confidentielles entre mes mains. Enfin, j’ajouterai comme autre qualité : la polyvalence. C’est primordial car les tâches sont nombreuses : formation, comptabilité, fiscalité… il faut savoir toucher à tout !

Comment faire en sorte pour attirer et fidéliser ces professionnels de l’assistanat ?

Laurent :

Mon assistante m’apporte une réelle valeur ajoutée et il est important pour moi de la fidéliser. Mon entreprise se développe et j’envisage de racheter deux autres restaurants. Virginie m’aide à optimiser de nouvelles méthodes de travail et nous structurons ensemble la gestion de ce projet. Au-delà de la faire participer au projet de développement de ma société, je lui permets de participer régulièrement à des formations. Je pense par exemple à une formation sur les changements de la législation du travail prévus en 2014. Elle acquiert ainsi de nouvelles compétences qui lui serviront tout au long de sa carrière. Et niveau rémunération, elle bénéficie de primes sur objectifs. La qualité de son travail doit être récompensée.

Virginie :

Je pense que, comme dans tous les domaines, il faut que le salaire corresponde au souhait de l’assistante… Si un salarié a l’impression de ne pas être rémunéré à sa juste valeur, il sera peut-être moins engagé et donc moins performant. Proposer certains dossiers motivants avec des objectifs attrayants me semble être important pour attirer et fidéliser un assistant. Toutes ces tâches ne peuvent se faire sans une relation de confiance mutuelle et d’échange qui permet de travailler de manière sereine.

Pensez-vous comme la majorité des 660 managers interrogés que les métiers de l’assistanat tendent vers plus de spécialisation ?

Laurent :

Personnellement, je n’ai pas besoin d’une assistante spécialisée. Je cherchais au contraire quelqu’un de généraliste, comme Virginie, pour pouvoir travailler sur tout type de sujets. Par contre, dans de plus grandes structures,  je constate que les employeurs cherchent de plus en plus des assistants dotés de compétences métiers, type paie, comptabilité ou RH pour apporter un maximum de valeur ajoutée aux managers. Toutefois, je pense que les entreprises doivent faire des efforts en termes d’avantages sociaux et de qualités des missions pour mieux attirer ces profils plus spécialisés.

Virginie :

Le marché du travail évolue très vite, les managers ont toujours de nouveaux besoins et je pense que nous, assistants, il ne faut pas louper le coche. Un assistant qui aura étudié les ressources humaines travaillera beaucoup plus rapidement sur les dossiers de gestion du personnel qu’un profil généraliste. C’est donc un gain de temps considérable pour tout le monde.

Témoignages de…

Laurent Nicolas

LaurentNicolas-200Gérant franchisé de 2 restaurants KFC à Lyon.

Laurent a travaillé durant 20 ans pour le groupe Danone. Il a débuté en tant que commercial, puis directeur régional, puis responsable des grands comptes. Durant sa carrière, il a géré 5 assistantes.

Virginie Hiairrassary

virginieHiairrassary-200Assistante dans le restaurant KFC de Lyon.

Virginie a  débuté sa carrière à New York dans une agence de communication pendant 2 ans. De retour en France, elle est devenue responsable de la communication à la station de ski de Courchevel. Elle a ensuite pris le poste de responsable de projet communication dans une agence parisienne spécialisée dans l’évènementiel sportif.

Pour aller plus loin

etude-Les-metiers-assistanat-2014Pour en savoir plus, recevez l’étude « Les métiers de l’assistanat 2014 »
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